mardi 27 mai 2008

Un simple cas d'école

C'est une histoire banale, ordinaire, sans angélisme ni dramatisation. Un simple cas d'école.

Le Jury du Festival de Cannes s'est prononcé sur des critères cinématographiques, et sur un choix de coeur. Il serait bien allant celui qui oserait affirmer que là derrière se cache une quelconque signification politique.

Une simple coïncidence, qui peut-être rappellera que nos professeurs ne sont pas de dangereux communistes faisant grève pour une augmentation de salaire. Simplement des femmes et des hommes qui ont au coeur de relever le combat de l'égalité et d'offrir à chacun une chance. Quand ils se battent, ils se battent avant tout pour les élèves. A 1200 euros en début de carrière et 2000 en fin, oserez-vous dire qu'ils n'ont pas la foi ?

Un bel hommage au monde enseignant, qui rappelle à point nommé, que ce sont eux les mieux placés pour savoir ce dont ont besoin les élèves.
Il est vrai qu'on nous promet une réforme recentrée sur le français et les mathématiques. Ces 21 jeunes du XXe apprécieront la place que promet Xavier Darcos aux enseignements d'ouverture intellectuelle. Car si les fondamentaux ont leur importance, on éduque plus aujourd'hui pour apprendre aux enfants à gérer la maigre fortune qu'ils gagneront à la mine. On leur apprend à s'ouvrir au monde et à en être acteurs.
Non pas des grammairiens, mais des inventeurs ; non pas des comptables, mais des bâtisseurs. Rien de moins, rien de plus, entre les murs.

En attendant la diffusion en salles le 13 octobre, retrouvez ci-dessous la bande annonce.



Coup de chapeau au monde enseignant (même s'il connaîtra un enseignant remarquable de moins à la fin de l'année...)

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