Soirée Jazz au Brooklyn Lyceum. Mon ami Rohin aux percussions, avec six autres musiciens, basse, contrebasse, guitare acoustique, batterie, piano et saxophone.
Petite salle et mercredi soir, nous étions à peine plus à les regarder, mais le spectacle valait pourtant le détour.
Notamment le travail remarquable des percussionnistes, avec un intérêt particulier pour les percussions indiennes. Discussion sympa avec les musiciens. Une bonne soirée, tout bêtement !
mercredi 27 février 2008
mardi 26 février 2008
80% des français favorables à la rétention de sûreté

La vulgarité est une certes une affaire de gros mots, mais ce ne sont que de petites phrases. Pendant que le PS disserte sur les échanges de courtoisie du Président, je préfère me concentrer sur l'essentiel.
L'essentiel, c'est que 80% des francais se disent favorables à la rétention de sûreté, qui consiste non plus à être jugé pour ses actes mais à être enfermé pour des crimes à venir, tenant compte de la personnalité de l'individu, remettant par là en cause la fonction rédemptrice de la peine. Il y a des coupables par nature, comme le candidat Sarkozy se plaisait à le clamer au sujet de la pédophilie : la porte est ouverte à bien des dérives.
Le Conseil Constitutionnel a censuré une partie de la loi, et on peut s'indigner de la démarche présidentielle demandant au premier magistrat de France d'aller au-delà d'une décision - celle du Conseil - par nature non discutable. Je ne le ferai pas, assez d'encre à couler sur ce sujet.
Mais l'important est de revenir au fond des choses. Comme pour les tests ADN, le Conseil exerce une censure partielle. Comme pour les tests ADN, les français approuvent pourtant la décision du chef de l'Etat.
C'est cela qui me choque, qui m'indigne le plus.
En d'autres temps, une majorité de Français ont été favorables à l'esclavage, à la peine de mort ou l'Algérie colonisée. Mais les hommes d'Etat qui se sont succédés ont choisi de dépasser le bain populaire pour tracer des voies : parfois contre vents et marées, De Gaulle, Mitterrand, mais aussi Giscard, ont choisi de rester fermes au-delà du bon sens qui ne donne que des lieux communs.
Cette posture présidentielle nous a évité des morts condamnés à tort, des pays occupés plus longtemps, des femmes enfermées dans un modèle traditionaliste, des individus stigmatisés pour leur orientation sexuelle.
Voilà la noblesse de la politique : présenter à son pays une vision.
Après en avoir fait un instrument de campagne, à grand renfort de sondages d'opinion, nous aurions pu espérer que Nicolas Sarkozy change de fusil d'épaule et se comporte comme ses paires.
Mais en place et droit d'amener les peuples à prendre du recul, Nicolas Sarkozy a choisi la strategie inverse. Celle-ci porte un nom: le populisme.
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lundi 25 février 2008
Les français couronnés à Los Angeles

Les journaux du matin titraient : mais qui est cette femme ?
Et nous autres français, avions la réponse : Marion Cotillard, Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation d'Edith Piaf dans le film "La Môme", sorti sous le nom "La vie en rose" de ce côté de l'océan.
L'Oscar du meilleur court métrage d'animation revient aussi à un français, Philippe Pollet-Villard. Didier Lavergne a quant à lui décroché le meilleur maquillage.
Non français certes, mais couronnant la culture culinaire française, "Ratatouill"e, meilleur film d'animation, au moment même où la France entend devenir la première nation dont la gastronomie serait reconnue au patrimoine mondial de l'Humanité. En voilà une petite démonstration !
dimanche 24 février 2008
Investissement indispensable
Et voilà un investissement que je ne regretterai pas. Un Roland RD-150 pour ne pas perdre la main. Ce n'est certes ni un Steinway, ni un Bechstein, mais pour 8 mois cela suffira amplement !!
Négocié sur craigslist, le site de référence à NY pour toutes les ventes, locations, dons, offres de services en tout genre !
Je vous laisse pour rejoindre mon clavier :-)
Le monde dans un yahourt, et dans une boule de glace
S'il fallait expliquer la mondialisation aux enfants, les yahourts seraient un support de choix !
Je fais mes courses, comme tout le monde :-)
Et me voici nez à nez avec DANNON, prononcé /deinon/ s'il vous plaît ! Ou comment Danone, leader mondial des produits laitiers, entend pénétrer le marché en américanisant son nom... Stratégie payante !
Quant on sait qu'Häagen-Dazs a utilisé le processus inverse il ya 40 ans, on se dit que le business est finalement plein de ressources !
Au moment où la glace était perçue comme un produit trop populaire, bourré d'ingrédients artificiels, le fondateur d'Häagen-Dazs a choisi de revenir aux origines des recettes italiennes. Pas suffisant : les consommateurs américains continuaient à bouder.
C'est alors qu'il eut l'idée de donner un nom néerlandais à sa marque - Häagen-Dazs - petite ville des Pays-Bas. Avec cette coloration exotique, les américains se sont rués sur le produit qui, une fois implanté aux USA, a entamé sa conquête mondiale.
Comme quoi, la globalisation est une affaire de produits laitiers !
samedi 23 février 2008
Tempête de neige
Dans la nuit de jeudi à vendredi, nous avons eu droit à une petite tempête de neige, offrant 20 à 30 cm au matin dans les rues de Brooklyn. Une petite photo de ce qu'il en reste en ce samedi, devant chez moi.

A la neige blanche de Brooklyn répondait la soupe désagréable de Manhattan. Seul le toit de cette synagogue semble avoir été épargné.
A la neige blanche de Brooklyn répondait la soupe désagréable de Manhattan. Seul le toit de cette synagogue semble avoir été épargné.
vendredi 22 février 2008
Résignée, Hillary Clinton prépare-t-elle sa sortie?
Après le débat de jeudi, on est en droit de se poser la question. "Vous savez, peu importe ce qui se passe dans cette campagne, je suis fier d'être ici avec Barack Obama". (Lire l'intégralité ci-dessous).
Plus qu'une avance en nombre de délégués, Barack Obama a gagné la bataille de l'image. Le réveil des journalistes n'y fera rien, même si les éditorialistes s'interrogent à haute voix, et ce jusque dans son propre entourage. Que ferait Obama? "Nous n'en savons rien" avoue l'un des conseillers du candidat. Il n'y a pas de doctrine Obama ou de vision Obama. En tout état de cause, ce serait différent. Il ne sort pas du même moule."
Pendant ce temps, Hillary Clinton semble incapable de se défaire de son image de challenger. Le slogan "We can believe in" a fait son oeuvre, reliquat de foi dans la campagne democrate.
Hillary Clinton se retirera tres probablement en cas d'échec au Texas, état où son avance dans les sondages ne cesse de fondre.
Les américains sont des croyants. Espérons qu'ils ne soient pas maladroitement crédules.
"You know, no matter what happens in this contest, I am honored to be here with Barack Obama," Mrs. Clinton said, extending her hand toward his, then resting it near him on the table. "I am absolutely honored," she said again, looking at him, whereupon he took her hand and, with his other hand, reach around her for a quick half embrace. The audience started applauding. "You know, whatever happens, we're going to be fine," she said, the audience now on its feet in a standing ovation.
Plus qu'une avance en nombre de délégués, Barack Obama a gagné la bataille de l'image. Le réveil des journalistes n'y fera rien, même si les éditorialistes s'interrogent à haute voix, et ce jusque dans son propre entourage. Que ferait Obama? "Nous n'en savons rien" avoue l'un des conseillers du candidat. Il n'y a pas de doctrine Obama ou de vision Obama. En tout état de cause, ce serait différent. Il ne sort pas du même moule."
Pendant ce temps, Hillary Clinton semble incapable de se défaire de son image de challenger. Le slogan "We can believe in" a fait son oeuvre, reliquat de foi dans la campagne democrate.
Hillary Clinton se retirera tres probablement en cas d'échec au Texas, état où son avance dans les sondages ne cesse de fondre.
Les américains sont des croyants. Espérons qu'ils ne soient pas maladroitement crédules.
"You know, no matter what happens in this contest, I am honored to be here with Barack Obama," Mrs. Clinton said, extending her hand toward his, then resting it near him on the table. "I am absolutely honored," she said again, looking at him, whereupon he took her hand and, with his other hand, reach around her for a quick half embrace. The audience started applauding. "You know, whatever happens, we're going to be fine," she said, the audience now on its feet in a standing ovation.
mercredi 20 février 2008
De Barack à Ségolène, jusqu'au petit Nicolas

Barack Obama en est donc à sa dixième victoire consécutive sur Hillary Clinton, qui semble bien avoir du mal à stopper l'engouement suscité par la star de l'Illinois. Les journalistes commencent enfin à reprendre leurs esprits, après avoir eux-même monté le phénomène Obama. Quelques critiques à présent, mais la machine est lancée.
Ceci rappelle étrangement une vieille histoire française... Si Barack est effectivement investi candidat, alors la comparaison sera toute faite. Les socialistes français ont eux choisi Ségolène, avant de se rendre compte qu'il n'y avait pas que l'image qui compte ! Les démocrates américains se rendront compte, à leurs dépends, que le son ne suffit pas !
L'action, au sens concret, reste ce qui attire - bien légitimement - l'électeur.
Au moment où Nicolas Sarkozy est au plus bas dans les sondages, reconnaissons-lui au moins son sens de l'action, avec des réformes, parfois maladroites, parfois à contre-emploi, mais la volonté résolue d'agir. L'Elysée qui a répondu ce matin-même à un de mes courriers adressés au sujet de la présidence française de l'UE.
Courrier adressé en octobre - le chef de cabinet présentant ses excuses pour cette réponse tardive. Bien entendu, celle-ci arrive à point, à deux semaines des élections municipales françaises, rappelant à l'électeur que je suis que le Président est au travail.
J'ai apprécié avec finesse.
Décidément, des deux côtés de l'Atlantique, les élections, ça fait parler.
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dimanche 17 février 2008
Bed, bath and beyond
jeudi 14 février 2008
Précieux sésame
mercredi 13 février 2008
Les beaux discours
McCain commence à concentrer ses attaques sur Obama, mettant en avant ce que je ne cesse de répéter depuis trois semaines : le manque de concret, qui à la longue, finira par le faire trébucher:
“I respect him and the campaign that he has run,” Mr. McCain said of Mr. Obama, after a question about his decision to focus on Mr. Obama and his message of hope in his victory speech on Tuesday night. “But there is going to come a time when we have to get into specifics, and I’ve not observed every speech that he’s given, obviously, but they are singularly lacking in specifics.”
Même les soutiens du sénateur de l'Illinois ne sont pas dupes. Sur leurs sites persos, sur leurs blogs, ils écrivent :
- Markos Moulitas : "Ses discours sont beaux mais une heure après, on se demande s'il a dit quelque chose qui ait de la substance. Et généralement la réponse est non."
- "Excusez-moi, écrit Kathleen Geier, mais cela ressemble plus à un culte qu'à une campagne."
Sans compter les non-croyants bien forcés de croire :
"Nous sommes ceux que nous avons attendus"… "Notre temps est venu"… "Believe.", voilà le refrain préféré d'Obama. A force de l'entendre sur les ondes, l'électeur risque l'overdose.
“I respect him and the campaign that he has run,” Mr. McCain said of Mr. Obama, after a question about his decision to focus on Mr. Obama and his message of hope in his victory speech on Tuesday night. “But there is going to come a time when we have to get into specifics, and I’ve not observed every speech that he’s given, obviously, but they are singularly lacking in specifics.”
Même les soutiens du sénateur de l'Illinois ne sont pas dupes. Sur leurs sites persos, sur leurs blogs, ils écrivent :
- Markos Moulitas : "Ses discours sont beaux mais une heure après, on se demande s'il a dit quelque chose qui ait de la substance. Et généralement la réponse est non."
- "Excusez-moi, écrit Kathleen Geier, mais cela ressemble plus à un culte qu'à une campagne."
Sans compter les non-croyants bien forcés de croire :
"Nous sommes ceux que nous avons attendus"… "Notre temps est venu"… "Believe.", voilà le refrain préféré d'Obama. A force de l'entendre sur les ondes, l'électeur risque l'overdose.
mardi 12 février 2008
Histoire d'une désillusion annoncée

A force de ne vouloir se démarquer des républicains pour mieux attirer les électeurs dits indépendants, Barack Obama finit par prendre des positions floues et peu ambitieuses.
Il ne suffit pas d'insuffler l'espoir - parce que la figure change - pour que l'espoir puisse se réaliser. Une première étape est nécessaire : gagner. Une deuxième aussi : avoir un projet à mettre en oeuvre.
Pour ce qui est de la victoire, si la nomination démocrate semble à présent possible, la victoire face à John McCain est très improbable. A l'exception de la guerre en Irak - thème qui ne fait plus recette depuis des mois - bien peu de choses séparent les deux candidats. Sur le thème fondateur de l'assurance maladie, Barack Obama ne souhaite que fluidifier le système alors qu'Hillary Clinton pense que sans couverture maladie obligatoire, tous ne seront pas assurés.
A force de ne pas vouloir trop se distinguer en tant que "démocrate", Barack Obama, s'il est désigné candidat, ne fera que pâle figure face à McCain. Les électeurs préfèrent toujours l'original à la copie.
Quand bien même il devenait Président des Etats-Unis, Barack Obama n'en saurait pas moins une incroyable déception. Déception sur la scène internationale, tant ses ambitions contre le changement climatique semblent en retrait par rapport à celles d'Hillary Clinton. Déception sur la scène intérieure, où il aura suscité tant espoir autour d'un programme qui ne manquera pas alors d'apparaître creux.
La victoire dans les primaires du Potamac (du nom du fleuve qui traverse cette région des Etats-Unis) lui donne à présent une dynamique de campagne. Espérons que la raison des électeurs finira par limiter les dégâts.
-10° et de la neige
La semaine a commencé par un petit -10°C.
Aujourd'hui, la température s'est réchauffée laissant la place à une neige épaisse.
Aujourd'hui, la température s'est réchauffée laissant la place à une neige épaisse.
dimanche 10 février 2008
samedi 9 février 2008
Roommates debate
Très bonne soirée entre roommates.
Jess et Christian ont décidé de refaire le monde... Point de départ : overfishing. J'ai lancé la suite : réchauffement climatique. Puis les enjeux nationaux ont repris du terrain, partageant républicains et démocrates : health care, free education. C'est dans ces moments qu'on mesure à quel point l'Europe fournit à ses habitants un modèle de société particulièrement remarquable. Ancré dans le capitalisme - un système bourré de défauts mais le meilleur qu'on connaisse - mais octroyant à chacun, dans une certaine mesure, une réelle égalité des chances. Passage obligé dans la discussion par les problématiques internationales : la nécessité d'une défense américaine puissante, la nécessité d'une diplomatie européenne commune (et ce n'est même pas moi qui l'ait dit !), les questions soulevées par le Darfour ou le Pakistan.
A ceux qui ne voyaient le problème de l'environnement que sous l'angle économique - combien cela nous fait-il perdre - j'ai rétorqué que la question était beaucoup plus simple en fait : peut-on continuer à vivre ensemble sur cette planète ? A question of sustainability. A question of peace too. L'appauvrissement des ressources - y compris des ressources primaires liées à l'alimentation - conduira nécessairement à de nouveaux conflits mondiaux pour la subsistance des populations. Le meilleur exemple de cette thèse reste le conflit israélo-palestinien, dont les fondements reposent sur la question de l'accès à l'eau.
Pendant que nous débattions très sérieusement de ces "issues", Ali et Jillian dansaient devant la télé, un tapis électronique sous les pieds... Le but, danser en suivant les instructions à l'écran... J'ai essayé également. Feel that rhythm baby :-)
Enjoy...
Jess et Christian ont décidé de refaire le monde... Point de départ : overfishing. J'ai lancé la suite : réchauffement climatique. Puis les enjeux nationaux ont repris du terrain, partageant républicains et démocrates : health care, free education. C'est dans ces moments qu'on mesure à quel point l'Europe fournit à ses habitants un modèle de société particulièrement remarquable. Ancré dans le capitalisme - un système bourré de défauts mais le meilleur qu'on connaisse - mais octroyant à chacun, dans une certaine mesure, une réelle égalité des chances. Passage obligé dans la discussion par les problématiques internationales : la nécessité d'une défense américaine puissante, la nécessité d'une diplomatie européenne commune (et ce n'est même pas moi qui l'ait dit !), les questions soulevées par le Darfour ou le Pakistan.
A ceux qui ne voyaient le problème de l'environnement que sous l'angle économique - combien cela nous fait-il perdre - j'ai rétorqué que la question était beaucoup plus simple en fait : peut-on continuer à vivre ensemble sur cette planète ? A question of sustainability. A question of peace too. L'appauvrissement des ressources - y compris des ressources primaires liées à l'alimentation - conduira nécessairement à de nouveaux conflits mondiaux pour la subsistance des populations. Le meilleur exemple de cette thèse reste le conflit israélo-palestinien, dont les fondements reposent sur la question de l'accès à l'eau.
Pendant que nous débattions très sérieusement de ces "issues", Ali et Jillian dansaient devant la télé, un tapis électronique sous les pieds... Le but, danser en suivant les instructions à l'écran... J'ai essayé également. Feel that rhythm baby :-)
Enjoy...
Hillary for President

En politique, l'inexpérience se paye toujours. Les sociaux-démocrates français en ont fait les frais en désignant une diva il y a un peu plus d'un an.
Barack Obama a certainement l'âme d'un chef. Il en a le bagout.
C'est un redoutable orateur et un talentueux harangeur de foule. Il semble surtout en mesure de redonner à l'Amérique ce supplément d'âme qui lui manque depuis que le sentiment de cohésion nationale s'est dilué dans la suspicion post-11 septembre.
Mais une élection capitale ne se joue pas uniquement sur la force du discours. Elle se lit également au passif des candidats. Nul doute que celui d'Hillary Clinton est de très loin le plus solide. Elle n'a pas été exempte d'erreurs, comme au travers de sa position au Sénat sur la guerre en Irak ou bien avant par le cuisant échec de son projet d'assurance-maladie quand elle épaulait son mari à la Maison-Blanche. Mais de ses échecs elle semble avoir beaucoup appris.
Surtout, son programme est préparé à un point de détail qui lui permettra de le mettre en oeuvre dès son élection.
Dans une course, celui qui a la plus grande chance de l'emporter est celui qui s'est le mieux préparé. Face à John McCain, qui lui est prêt depuis 4 ans, le seul argument de la guerre en Irak ne suffira pas à Obama pour apparaître comme le meilleur des deux. La connaissance parfaite des dossiers, nationaux et internationaux, est une exigence.
C'est pour cette raison qu'Hillary me paraît un choix plus judicieux pour le camp démocrate. D'aucuns oseront : "encore un Clinton". Mais n'est-ce pas la démocratie qui l'aurait élue ?
vendredi 8 février 2008
S'en prendre à la France fait-il encore recette ?

Mitt Romney a annoncé son retrait de la course à l'investiture républicaine, en distillant une attaque en règle contre la France : "Si l'Amérique ne change pas, nous pouvons devenir comme la France du 21ème siècle". Plusieurs journaux rapportent que des autocollants estampillés "En tête, pas comme la France" avaient été prévus. Ainsi que des discours du type : "C'est là qu'Hillary et les démocrates veulent nous emmener. Hillary, c'est la France".
Aujourd'hui, John McCain serait bien maladroit s'il reprenait ces propos pour mener campagne. La majorité des Américains est très clairement opposée à la guerre en Irak. Quant à l'image de l'administration Bush, elle s'est considérablement dégradée.
Lors d'un dîner au restaurant, deux personnes ont fini par me demander d'où je venais. "France". Réponse immédiate : "C'est vous qui aviez raison, vous les français, et les allemands aussi. Nous voilà empêtrés dans une guerre sans fin. Tant de morts".
Quant à mes connaissances ouvertement républicaines, toutes affirment que ces 8 dernières années ont été une catastrophe.
Si McCain veut l'emporter, mieux vaut pour lui poursuivre sans la droite la plus conservatrice. Mais voilà que G. Bush lui apporte un soutien à peine masqué.
En parlant de la France, pendant ce temps... Ségolène Royal essaie de se faire photographier avec Barack Obama. Peine perdue... Quel intérêt pour le prétendant démocrate à poser avec le perdant ?
A défaut de briller par ses dirigeants, en tout cas la France, tout le monde en parle.
Bienvenue chez moi !
Pour un explorateur débarquant sur terre, chez moi, c'est :
d'abord les Etats-Unis...

New York bien sûr. Une vue depuis nos bureaux (on est plutôt gâté) :

Et puis mon quartier, direction Brooklyn. Prospect Place, vous êtes dans la rue :

Enfin, bienvenue chez moi !

Je vous laisse découvrir ma petite vie quotidienne sur cette carte interactive :
View Larger Map
d'abord les Etats-Unis...

New York bien sûr. Une vue depuis nos bureaux (on est plutôt gâté) :
Et puis mon quartier, direction Brooklyn. Prospect Place, vous êtes dans la rue :
Enfin, bienvenue chez moi !
Je vous laisse découvrir ma petite vie quotidienne sur cette carte interactive :
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mercredi 6 février 2008
Premières impressions de Big Apple
Flashback vers mon deuxième week-end new yorkais. Pour le film, n'hésitez pas à tourner un peu la tête. Enregistré sur Sony Ericsson.
Une foule de supporters pour un match de foot? Non, des militants pro-Obama.
Plus loin, on met Hillary au placard.
Les patineurs eux s'en moquent, au pied du Rockfeller Center. De nos bureaux de 5th Avenue, 33ème étage, vue plongeante d'ailleurs sur cette tâche blanche. Le soir, so impressive.
Une foule de supporters pour un match de foot? Non, des militants pro-Obama.
Plus loin, on met Hillary au placard.
Les patineurs eux s'en moquent, au pied du Rockfeller Center. De nos bureaux de 5th Avenue, 33ème étage, vue plongeante d'ailleurs sur cette tâche blanche. Le soir, so impressive.
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mardi 5 février 2008
Primaires américaines - résultats en direct
Pour les français qui somnolent la nuit,
Pour les asiatiques qui commencent déjà une nouvelle journée,
Pour les américains qui ne connaissent pas ces informations,
Voici les principaux résultats des primaires du 5 février :
Etat / Nombre de délégués en jeu / Vainqueur (pas de ventilation du nombre de délégués)
DEMOCRATES
Californie / 441 / Clinton
New York / 281 / Clinton
Illinois / 185 / Obama
New Jersey / 127 / Clinton
Mass. / 121 / Clinton
Georgia / 103 / Obama
Minnesota / 88 / Obama
Missouri / 88 / Clinton
Tennessee / 85 / Clinton
REPUBLICAINS
Californie / 173 / McCain
New York / 101 / McCain
Georgia / 72 / Huckabee
Illinois / 70 / McCain
Missouri / 58 / Huckabee
Tennessee / 55 / Huckabee
Arizona / 53 / Huckabee
New Jersey / 52 / McCain
Alabama / 48 / Huckabee
Pour les asiatiques qui commencent déjà une nouvelle journée,
Pour les américains qui ne connaissent pas ces informations,
Voici les principaux résultats des primaires du 5 février :
Etat / Nombre de délégués en jeu / Vainqueur (pas de ventilation du nombre de délégués)
DEMOCRATES
Californie / 441 / Clinton
New York / 281 / Clinton
Illinois / 185 / Obama
New Jersey / 127 / Clinton
Mass. / 121 / Clinton
Georgia / 103 / Obama
Minnesota / 88 / Obama
Missouri / 88 / Clinton
Tennessee / 85 / Clinton
REPUBLICAINS
Californie / 173 / McCain
New York / 101 / McCain
Georgia / 72 / Huckabee
Illinois / 70 / McCain
Missouri / 58 / Huckabee
Tennessee / 55 / Huckabee
Arizona / 53 / Huckabee
New Jersey / 52 / McCain
Alabama / 48 / Huckabee
Supertuesday

Point culminant de ce début de campagne électorale : Supertuesday avec le vote de près de la moitié des Etats Américains.
Les primaires visent à désigner le candidat qui représentera chacun des deux partis qui concourent pour la Maison Blanche. Du côté républicain, la désignation finale de John McCain ne fait guère plus de doute, tant l'avance qu'il a pris semble difficile à combler. On ne pourra que se féliciter du choix de cet anti-conformiste, d'une toute autre carrure que les sociaux-conservateurs qui lui sont opposés.
Du côté démocrate en revanche, les choses semblent moins définitives. Hillary Clinton devrait reprendre l'avantage à la suite de ce vote massif, notamment en raison de son bastion de New York qui lui apportera quelques 281 délégués à la Convention Démocrate.
Mais les 21 états en lice devraient se partager entre Barack et Hillary, sans donner de claire longueur d'avance à l'un ou l'autre. La course à l'investiture sera pour eux encore longue, ce qui résultera inévitablement en un essoufflement du camp démocrate dans son ensemble, pourtant largement favori il y a quelques mois encore.
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